Publié dans : La Princesse Farcie
Jeudi 20 septembre 2007
4
20
/09
/Sep
/2007
21:02
En direct de la salle de bain de la princesse qui prend une douche humide. Elle se prépare pour sa grande première...
« O ! Princesse prostrée et reniée que je suis !
De désespoir et déboires est faite ma vie !
Mais un jour, sur mon chemin je rencontrerai
Un doux, jeune et tendre prince que j’aimerai.
Il sera beau, il sera fort et courageux.
Il me défendra de tous ces gens outrageux !
Qu’on ne m’empêche pas de trouver l’âme sœur !
Merde à la fin, j’ai aussi le droit au bonheur ! »
Par Driadana
-
1
Publié dans : Enterprise chronicles
Jeudi 20 septembre 2007
4
20
/09
/Sep
/2007
20:59
BANDE ANNONCE pour « THE
SEMINARY », le dernier thriller qui fait fureur !
Sortie en salle non encore déterminée mais vivement attendue : le budget est là mais pas le casting.
Autre aventure besogneuse…
Chaque année il est une tradition. Chaque année il est attendu, chaque année il est appréhendé et critiqué…
Cette année, il est annulé.
Tout commence par un teaser alléchant : « THE SEMINARY » : 3 jours en septembre à bord de catamarans à Ibiza…La folie
professionnelle ! Une débauche de relations sociales et de sourires siliconés…
Le casting étant incomplet, la sortie de « THE SEMINARY » est malheureusement reportée à octobre.
Puis coup de théâtre ! Aucun vol n’est disponible en octobre pour se rendre à l’avant-première !! Tout le scénario est à revoir et le
casting toujours incertain…
Le suspens est à son comble. Le film aura-t-il finalement lieu à Toulon ? En Tunisie ? A Pithiviers ? En bateau ? A
pieds ? A Vélib’ ?...Les figurants n’en peuvent plus d’attendre et le prochain producteur manque toujours à l’appel. Les acteurs connaissent à force le texte par cœur et le
générique semble répétitif. L’ambiance sur le plateau est insoutenable.
Aujourd’hui la nouvelle est tombée. Le film « THE SEMINARY » serait annulé pour cause de caprice du réalisateur. « C’est un
catamaran à Ibiza ou rien ! Et rien à battre de foutre mon casting sur le carreau !»
On ne compte plus les caprices de diva du réalisateur « Clément la mèche grasse ». Des rumeurs courent cependant dans les cabines de
projection. Cette annonce pour le moins surprenante ne pourrait être qu’une démarche marketing savamment orchestrée pour que l’on parle davantage du thriller de l’année. Une première subtile
dans le monde de la publicité cinématographique !
Si nos nerfs sont tendus à l’extrême en attendant le clap final de cette attente infernale, il se pourrait que ce fabuleux thriller se révèle moins
haletant que sa propre annonce. En résumé, matez la bande annonce mais méfiez-vous du produit final. Il sortira probablement l’an prochain avec un casting encore plus incertain. La rédaction
parie sur la débandade de l’encadrement et son remplacement : les acteurs principaux et seconds rôles resteraient pour le moment inchangés. A croire que ce thriller si attendu tendrait
vers le documentaire socio-politique !
Par Driadana
0
Publié dans : La Princesse Farcie
Mercredi 19 septembre 2007
3
19
/09
/Sep
/2007
21:44
Les princesses qui embrassent des crapauds sont en général monnaie courante. Seulement, Caelyia, princesse reniée d’Elbanistère, confrontée à son désir de
trouver enfin l’amour, eut une étrange surprise en embrassant un batracien. Certes, il se transforma en prince, mais il n’en avait hélas que le physique, les seules paroles s’échappant de lui
étant des COA. Pas génial pour l’exhiber lors de cocktails royaux…
Armée de tout son courage, et n’ayant que cela à faire de ses journées, elle décida de partir à la quête de l’âme de son prince, au prix de nombreux périls et
de quelques rencontres : un lutin dansant, un spectre cyclothymique, une dryade et toute une bande de fonctionnaires serviles…
Seulement, c’était sans compter sur l’envie irrésistible d’une vieille sorcière, Krapeuf, venue tout droit du futur, de se trouver un petit jeune pour
satisfaire ses pulsions…Prête à tout pour venger un passé oublié mais aussi pour séduire le prince, elle concocta des pièges diaboliques, tout en préparant des pâtisseries pour ses
subalternes.
Par Driadana
-
1
Publié dans : C'est du vécu
Mercredi 19 septembre 2007
3
19
/09
/Sep
/2007
16:02
7h11 mon radio réveil produit son clic habituel, prélude au lancement du CD. J'actionne machinalement le
bouton "sleep"; geste que je reproduirai encore 3 fois pour finalement m'extirper péniblement de dessous ma couette à 7h38, 7h39, 7h40 ou 7h41.Le même manège chaque jour ouvré que notre société
fait à moins qu'un RTT ou congé salvateur n'interrompe cette mélopée.
8h05...direction le RER qui, si tout va bien sur tout le réseau ferré, devrait m'emporter vers un monde
fou et stressant à 8h17 pile. J'aime Paris. Cette vie rythmée par la trotteuse, le sourire béat des parisiens et banlieusards tous ravis de leur sort contemporain, la promiscuité du métro qui
pousse toujours plus loin des records encore plus fous. Par exemple, pas plus tard que ce matin, j'ai dû être témoin d'au moins quatre records: l'occupation la plus minimale d'espace dans
cette boite de conserve roulante, l'équilibre le plus maîtrisé, l'apnée la plus longue à proximité d'une aisselle odorifère, les paroles polies d'une personne visiblement parisienne ou
banlieusarde qui s'excuse et témoigne sincèrement de son désir de ne vouloir écraser personne. Ce dernier record est le plus touchant.
Et hop, je ressors du métro pour me rendre d'un pas toujours plus pressant vers mon exécutoire
contemporain : un travail de tape-clavier (et non gratte-papier) au pied de l'Arc de Triomphe (ironie du sort). Mais c'est sans aucun doute triomphalement que je quitte mon espace de "vie" au
travail si possible à 18h pile car je m'y ennuie terriblement. J'aimerais partir plus tôt, voire ne pas venir mais ce n'est pas très possible. Oui c'est un euphémisme. Mais c'est tout aussi
triomphalement que je passe le pas de la porte de chez moi pour retrouver mon chat et conjoint quand il a eu la chance de franchir le seuil avant moi. Tout ceci après les mêmes aventures mobiles
et ferrées que le matin avec tout autant d'étonnement quant à la bonne humeur ambiante, cette solidarité suintante, ce trop plein de bonheur si indécent que chacun s'emploie à faire comme si la
fin du monde n'était finalement pas si terrible. J'aime Paris, J'aime cette société contemporaine. J'aime ces règles tout aussi absurdes qu'attachantes qui nous imposent de faire semblant de
nous croire libres parce que nous avons la chance de travailler, d'avoir de l'argent pour pouvoir le dépenser tout en se le faisant taxer...J'aime.
Par Driadana
-
4
Publié dans : Enterprise chronicles
Mercredi 19 septembre 2007
3
19
/09
/Sep
/2007
10:25
Je suis navrée de m’être montrée à vous sous un jour si peu glorieux. Comprenez cependant mon énervement…Mais il n’y a qu’à vous que je peux
dire cela. Le reste du temps je me dois de garder la tête haute et fière, me montrer insubmersible et redoutable vis-à-vis de mes subordonnées. Ca marche pas mal d’ailleurs ! En ce moment elles
n’ont rien à faire. Oui la boîte a connu des périodes plus rutilantes disons…Moi non plus, d’ailleurs, je n’ai pas grand-chose à faire et maintenant que je dois partager un open space avec ces
sous hommes, je ne peux plus me cacher derrière ma porte de bureau. Je prends donc de temps à autres un malin plaisir à ruiner les journées de mes collaborateurs histoire de valoriser ma présente
situation.
La dernière pic en date : une remarque sur leurs horaires…Partir à 17h un vendredi alors qu’ils se sont faits chier comme des rats morts toute la journée…Vous y croyez vous ? Quel toupet. Quand
tu arbores le fier statut de cadre (aussi peu mérité soit-il) tu te dois d'accumuler les heures et c’est tout. Tu meubles ! Tu ne montres pas ostensiblement que tu t’emmerdes…Faut tout leur
apprendre…Et je me délecte de leur visage déconfit et surpris par ma réaction, mes petites remarques cinglantes.
Je me veux lunatique même si je ne l’avouerai jamais bien entendu. Tout cela fait partie de mon personnage professionnel : tiré à quatre épingles, pas un frisottis rebelle, manucure parfaite,
élocution bourgeoise. La classe quoi ! Sans oublier le petit foulard Dior noué autour de mon cou délicat.
Enfin tout cela pour dire que j’adore semer au vent des remarques légères à impact fort. Médisances sur mon compte assurées pendant au moins une
semaine : ce qui a l’avantage d’entretenir et d'asseoir ma réputation si durement acquise.
Voilà, vous me voyez quasiment sous mon vrai jour à présent : une femme devant faire sa place dans un monde misogyne et cruel. Et j’avoue que
désormais j’y suis bien installée.
Je dois cependant davantage me battre depuis que j’ai accouché d’un rejeton accidentel à 38 ans…J’ai jusque là fait gaffe à ne pas me rabaisser à l’état de femme ovulante mais là y a eu comme un
loupé. J’ai même dû me marier.
A présent, il me faut remonter la pente et réinstituer la légitimité de ma froideur, l’occupation naturelle de cette place durement acquise. C’est cependant difficile de rester motivée lorsque
cette place se révèle être aujourd’hui un joli siège éjectable, en cuir certes et inclinable de surcroît. Je vous ai dit que ce siège pivotait également ?
Enfin c’est encore une autre histoire : un classique du monde du travail et de son pouvoir de transformer l’attitude des gens. N’avez-vous jamais remarqué que la plus vulnérable et gentille des
personnes, en apparence, peut se révéler un énorme salaud lorsque vous lui faites miroiter un poste à responsabilités fortement rémunéré ? Fort heureusement je ne suis plus du lot. Et oui... Je
suis une femme, j’ai un enfant, un caractère exécrable, je ne couche pas pour réussir. Bref autant d’ingrédients qui annoncent ma fin dans cette société. Enfin non, corrigeons : la fin de mon
évolution dans cette société. Voilà pourquoi je suis quelque peu démotivée. Ajoutez à cela la déchéance du service dans lequel j’évolue, sa mort somme toute programmée…Des subordonnées
ingrates…un gosse qui chouine sans cesse…Je suis finie.
Et alors ? Bien... je me dois de garder un charisme fort, indétrônable même si mon esprit vacille quelque peu.
Par Driadana
0
Commentaires Récents