Pour ceux qui suivent un peu mes turpitudes professionnelles, à savoir l'errance d'un "cadre" en quête d'une place sensée dans le monde professionnel...j'en suis
à ma troisième boite, en moins de 5 ans d'expérience. Y en a qui font pire, certes. M'enfin il se trouve que la Society, la société donc qui m'emploie actuellement, met à mal mes préjugés entreprisophobes. La dernière fois je disais que ça se
passait plutôt pas mal. Mais j'y ai attaché un caractère provisoire, lié notamment à ma personnalité professionalo-fluctuante (je suis difficile à satisfaire et pour faciliter les choses je
peux me révéler être une véritable girouette prise en pleine tempête). Et bien figurez-vous que je ne ressens pas encore ce caractère provisoire...Pour le moment, et de mon point de vue, cela se passe toujours bien, même encore
mieux. Le job me plaît, c'est intéressant, varié...Je commence à bien pratiquer la conduite en terrain patronalistique : j'arrive à plaisanter et faire passer quelques idées auprès de mon boss
qui a toujours l'honneur de bénéficier de mon plus grand respect. Je suis même en train de mener une petite révolution dans les liens sociaux assez faiblards pour le moment avec les collègues
de la société d'en face (qui pour rappel appartient aussi audit boss). Paraît que je suis atterrie du côté sombre...(près du bureau du boss je présume)
Faisons tomber les cloisons!!
Une assistante a rejoint mon bureau également et qui, ma foi, prend ses marques progressivement mais c'est assez dur car le métier n'est pas simple à piger : on
ne va pas lui en vouloir. Il s'avère que c'est à moi de l'alimenter en travail...donc finalement c'est plus mon assistante qu'une assistante. La classe non? Appelons cette assistante...Broomy.
Bref pourvu que ça dure...serait-ce là réellement la fin de ma quête? J'arrive à me projeter dans ce boulot au-delà de trois ans même!! C'est fou! J'ai dû être
touchée par la grâce capitaliste ou alors je suis aux prises d'une secte secrète hyper puissante...ou encore je consomme des substances ilicites particulièrement efficaces. Bref quoi qu'il en soit, profitons en le temps que cela durera!
Je n'ai pu m'empêcher de faire une petite étude statistique sur les 30 derniers jours pour voir quel type de recherche mène à mon blog...
Voyez plutôt, même si les chiffres sont loin d'être glorieux!
au revoir collègue
google
8
citation changement de travail
google
5
bébé sem 20 3d
google
3
citations sur le changement de travail
google
3
driadana
google
3
dire au revoir à ses collègues
google
2
improvisation mot difficile
google
2
citation peur du changement
google
2
citation ombre
google
2
changer de travail en 2009
google
2
citation sur changer de travail
google
2
dire au revoir aux collègues
google
2
peur du changement citation
google
2
au revoir collegues
google
2
au revoir aux collègues
google
2
puiseaux
aol
2
citation un des jour
google
2
retaper un fauteuil de dos
google
2
au revoir cher collegues
google
2
les mots d au revoir collègue
google
2
bon allez a tout a leur
google
2
changement de travail
google
2
un au revoir pour collegue
google
2
apres tout la vie est cool
google
1
oh oui vasi encore je la sent bien
google
1
3d échographie bebe 28 ème semaine
google
1
bilan ce n'est qu'un au revoir pdf
google
1
crade farcie
google
1
image bien est cool
aol
1
au revoir et a bientot collègue
google
1
Alors une partie importante de la population blogtrotteuse utilise google à des fins de recherches poussées. De même une partie non négligeable a vu son
apprentissage de l'othographe (voire du français) s'arrêter au bout de 6 mois de CP.
La plupart est confronter à l'épineux problème du "que dire à un collègue sur le départ? ou que dire à ces enculés de collègues que je n'ai aucun regret à laisser sur le carreau pour de meilleurs
horizons?"
D'autres sont très curieux d'échographies...Félicitatioins à eux :-D
Pour celui qui veut retaper un fauteuil de dos...ben bon courage...déjà de face c'est pas simple.
Bref je vous laisse savourer et faire vos propres commentaires acides :-) Quelques mots clés sont assez croustillants. N'hésitez pas aussi à faire part de votre analyse en commentaire.
Pour le mois prochains, laissons quelques pierrettes afin d'attirer la curiosité d'une certaine frange de la population, aux extrémités des écarts types... Furieuse salope qui suce son pouce, amis de la bouteille bonjour, ma grand mère est enceinte, mon chat me quitte, j'ai une peau dégueu, j'ai trente ans et je suce toujours mon pouce, mon bébé
est un pétomane acerbe, publis imberbe.
Voyons de tout cela qui remportera les suffrages de la préoccupation majeure des internautes blogconsommateurs. Soyez cools de pas fausser les résultats en tapant, juste pour voir, ces mots clés
dans google...ou alors employer un autre mode de recherche sur le net, histoire que je puisse faire le tri.
Qui l’eut cru ? Et bien pas moi!...même si je l’espérais très fort. Je ne croyais pas en effet qu’un jour il me serait possible de dire que mon boulot se passe pas trop mal…J’arrive
même pour la première fois à apprécier mon patron. Vous allez vous dire...."Mais que lui arrive-t-il? S'est-elle convertie à l'impitoyable capitalisme?" Non.
Je ne sais pas si cela durera mais l’essentiel est d’avoir ce sentiment au moins une fois, juste pour voir ce
que ça fait. Après si ça dure…ce serait surréaliste mais après tout pourquoi pas.
Et oui, pour la première fois je considère mon boss un peu comme un mentor (!). Un vieux baroudeur à qui on
ne la fait plus mais toujours enthousiaste, toujours naïf et utopique et dont l’argent n’est pas le (seul) moteur. Je crois que j’ai trouvé un patron de gauche ! Non mais en gros, ce
gars-là, il est légitime dans son poste. Il est arrivé là où il est en se battant, en chiant des ronds de chapeau. Il sait de quoi il parle, respecte les gens qui doivent l’être et méprise ceux
qui doivent l’être. Bref il maîtrise et il assure pas mal. Cela existe donc ! Sa fille aussi semble élevée dans la même veine. La cerise sur le gâteau.
Bon ne nous enflammons pas hein…cela ne fait même pas un mois que je suis dans la place…mais bon, ce
sentiment est suffisamment rare et étrange pour que je daigne trouver pertinent de l’exprimer. Ma quête prendrait-elle fin ? N’allons pas jusque là.
« Curieux » me
direz-vous. Serait-elle strip-teaseuse ? un mouton que l’on engraisse afin d’en tirer un gigot au fumet calorique ? Serait-elle astronome, spécialisée dans la mesure de la cuisse de
Jupiter ?
Non rien de tout ça. Mais dans mon job, le tour de cuisse, ou rond de jambe si vous préférez est important.
Autrement dit, je dois VRAIMENT apprendre à être diplomate. Fort heureusement j’aime la facilité que l’on a avec la langue française de pouvoir tarabiscoter les phrases les plus
simples.
Ainsi, pour dire « je vous attends dans nos locaux tel jour telle heure », on arrive à « il
nous serait extrêmement agréable de vous accueillir dans nos locaux tel jour à telle heure à l’occasion d’un entretien auquel pourra être convié si vous le souhaitez M. Truc. Dans l’attente de
votre venue, meilleures salutations. »
Bon ça c’est à l’écrit me direz-vous. Et bien figurez-vous que mon boss aime a triturer la langue française
aussi à l’oral mais tout en laissant à l’occasion des mots très communs comme « merde » ou « ce machin là ». Ce qui donne (volontiers) : « Non mais cette réunion
était une infamie… » à l’interlocuteur de lui dire « oui mais le buffet était délicieux » et lui de rétorquer « Oui, fort heureusement il y avait de la bonne bouffe, ce
qui a sauvé le machin. » Bon c’est tiré de mon imagination mais l’idée est là.
Je ne peux qu’assumer qu’il s’agit là d’une excellente école.
Veuillez agréer chers lecteurs mes plus grands respects et au plaisir de vous retourver au détour d'une phrase aussi alambiquée soit-elle.
Me voici désormais au sein de la Society, structure familiale (et c'est
peu de le dire).
La suite de mon parcours professionnel semble démontrer que le monde de l'entreprise n'est qu'un ramassis de machos en quête de fric,une
boîte de Pétri où tous les défauts humains sont exacerbés...En somme un monde (un peu) pourri qui ne me réconcilie pas avec l'Homme et son potentiel de déstruction massive...
Vais-je enfin me réconcilier avec le monde de l'entreprise grâce à la Society?
Cela me paraît encore une fois compromis...
Même si pour le moment la merde se situe sur le pallier. Il est à craindre que même un bon coup de balais ne saurait empêcher l'arrivée de fécès sur le pas de ma porte...C'est scientifiquement
prouvé, statistiquement très probable, fatidique en somme.
Et vous? vous êtes situés où sur l'échelle de l'ambiance au
travail?
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